Les coproduits
Seule une partie d’un poisson peut être directement utilisée par le consommateur. Chaque année, le traitement de 320 000 tonnes de poissons dégage 150 000 tonnes de viscères, têtes, arêtes et peaux.

Les coproduits marins, dont la part diffère selon les espèces et les procédés, ont comme principal débouché l’alimentation animale sous forme de farine, huile, hydrolysats de protéines et hachis congelé.

Cependant, ces coproduits sont de plus en plus utilisés en cosmétique, en diététique ou encore en nutraceutique (nutrition et santé). L’univers des aliments fonctionnels ou compléments alimentaires représente un marché mondial très important. En effet la consommation de produits destinés à pallier l’insuffisance des apports journaliers en vitamines ou acides gras essentiels est en plein essor.

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Ce poisson est une Morue













Ce que l'on peut fabriquer à partir des coproduits du poisson :

1,
Tête :

Huiles raffinées : riches en oméga 3 et en vitamines D.
Lécithine : huiles riches en phospholipides (réduction du cholestérol).
Substances bio actives : propriétés antistress (ostéoporose et hypertension).

2, Chute de parage (filetage) :

Elastine : cosmétique (soins anti-âge et hydratants).
Huiles raffinées : riches en oméga 3 et en vitamines D.

3, Ecaille :

Kératine : cosmétique (soins capillaires).
Compléments minéraux : calcium, phosphore, magnésium.

4, Peau :

Collagène : cosmétique (soins anti-âge et hydratants).
Gélatine : nutritive et peu calorique (produits de régime).

5, Arrêtes :

Elastine (nageoires) : cosmétique (soins anti-âge et hydratants).
Huiles raffinées : riches en oméga 3 et en vitamines D.
Lécithine : huiles riches en phospholipides (réduction du cholestérol)

6, Viscères :

Substances bio actives : propriétés antistress (ostéoporose et hypertension).
Huiles raffinées : riches en oméga 3 et en vitamines D.
Enzymes (estomac, glandes digestives).
Squalène (foie) : cosmétique (soins anti-âge et hydratants).
Dérivés d'acides nucléiques (laitance) : protamine sulfate.



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Les contraintes à la valorisation des coproduits :

Comparé à la filière viande, mieux organisée, avec des circuits de recyclage et de valorisation performants, la filière poisson a encore du mal à s’implanter sur le marché des coproduits.

La variété des espèces et la multiplication des petites structures de mareyage rendent la collecte et la qualité de la matière première très variable. Même si en conserverie et saurisserie, moins de problèmes sont rencontrés, les coûts de production restent très élevés.

De plus, la réglementation française est bien plus restrictive que pour d’autres pays européens pour la valorisation par la nutraceutique et la diététique. La France ne retient en effet qu’un petit nombre de produits dans la liste des compléments alimentaires.

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La recherche :

La valorisation des produits de la mer et de ses coproduits est depuis plusieurs années déjà au centre des préoccupations des professionnels et des chercheurs. En effet, en 1987, de la volonté de l’Ifremer et d’industriels de la filière des produits de la mer, nait à Lorient l’Institut technique de développement des produits de la mer.
Depuis, ID.Mer développe des solutions pour les industriels du secteur avec parmi ses activités bien sûr la valorisation des coproduits, mais aussi le développement de produits finis alimentaires, la conception d'unité de production, des études environnementales, des expertises…
Visiter le site d' ID.Mer  

En 2004, la France a lancé, à travers les pôles de compétitivité, une nouvelle politique industrielle qui mobilise les facteurs clefs de la compétitivité, au premier rang desquels figure la capacité d’innovation.
Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation engagés dans une démarché partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s).
Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.
Visiter le site competitivite.gouv.fr  

La Bretagne dispose d’un pôle de compétitivité Mer, constitué de 5 thèmes d’avenir dont un ayant pour appellation « Ressources biologiques marines » regroupant les biotechnologies, la pêche et l’aquaculture. Les projets de valorisation des coproduits y ont une place importante.
Visiter le site Pôle Mer Bretagne  

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