Le rôle des OP lors de la première mise en marché
Comme l’activité de pêche est irrégulière, car dépendante des saisons et de la météo notamment, les pêcheurs se sont regroupés dans les OP, pour mutualiser leurs moyens face au risque de mévente de leurs productions.
L’objectif est d’éviter que le poisson ne soit acheté à vil prix et de bloquer les enchères à des prix fixés chaque année par espèces et calibres commerciaux, par les organisations de producteurs.
Lorsqu’un lot de produits ne trouve pas d’acquéreur à son prix minimum, l’OP retire le lot du marché et indemnise le producteur (le propriétaire du navire de pêche). En fonction des espèces et de la destination du produit, l’UE verse une aide financière à l’OP.
On parle de retrait si le produit est destiné aux dons caritatifs, s’il entre dans des procédés liés à l’alimentation animale ou à des fins non alimentaires. Si ce produit est transformé, stabilisé et stocké au moins 8 jours et remis ultérieurement sur le marché, on parle alors de report.
L’OP peut également passer des accords avec des entreprises de transformation et de valorisation des produits de la mer, afin de garantir à ses adhérents des prix de campagne et éviter ainsi le retrait du marché.
Enfin, l’OP intervient également dans la définition de plans de pêche, qui doivent permettre d’éviter, notamment sur les espèces autonomes, l’existence d’apports trop importants en inadéquation avec la demande, nécessitant donc une intervention sous criée.
En France, l’OP est donc une structure pivot de la première mise en marché des produits de la mer qui doit permettre d’amortir les accidents de marché.